10 choses que je n’aime pas en Corée

Dans les articles, vous voyez souvent la Corée du Sud avec de bons côtés. Même si vous savez que ce n’est pas tout rose, vous n’imaginez peut-être pas certains aspects qui vous feront face si vous venez au pays.
Pour ceux et celles qui sont déjà venus au pays du matin calme ou qui y vivent, cela peut vous rappeler des souvenir ou la « triste réalité » de la vie en Corée (sur certains points, je le précise. Il n’est en aucun cas question de condamner ces aspects mais de vous faire part de mon étonnement, tant ils sont différents du quotidien français que j’ai vécu jusque là).

PS : Il n’y a pas d’ordre précis. Ce n’est absolument pas un top !

1 – Les fumeurs dans les boites/bars

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Source

Fumer en Corée n’est pas aussi mal vu que dans certains pays asiatiques. Vous ne verrez personnes fumer tout en marchant dans la rue, cependant vous apercevrez des fumeurs se mettre dans un coin un peu discret pour fumer. Les mégots seront jetés à l’endroit même où ils ont fumé et donc un fumeur peut savoir si un coin est souvent prisé ou non.

Marcher dans les rues est donc « agréable » (on oublie la pollution générale) mais aller en boites de nuit ou dans certains bars l’est beaucoup moins.
La cigarette a beau être normalement interdite depuis 2015 dans ces lieux très fermés sans grande aération, les lois ne sont absolument pas respectées. 
Après un retour de soirée, vos vêtements sentent le tabac froid et, comme le disent non-fumeurs et fumeurs, c’est une odeur bien désagréable.


2 – Le manque de poubelles dans les rues

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Poubelles avec tri (Source)

Vous êtes dans la rue et vous avez besoin de jeter votre mouchoir usagé, votre papier d’emballage, votre boisson… vous ne pouvez pas !
Pour trouver une poubelle dans la rue, il faut parfois marcher un bout de temps. Et pourtant les rues de Séoul sont propres. La probabilité de trouver une poubelle sera plus forte dans les quartiers touristiques comme Insadong par exemple, dans des parcs ou dans les stations de métro.

Vous trouverez souvent deux bacs pour différencier les déchets ménagers et les canettes ou bouteilles plastiques mais c’est rarement bien respecté.

De même, il n’y a pas de poubelles collectives pour un immeuble ou un restaurant. Il suffit de poser son sac plastique sur le bord de la route.
Normalement, il faut utiliser certains sacs de recyclage qui sont plus chers à l’achat car taxés et faire le tri des bouteilles en plastique, papiers et déchets alimentaires mais tout le monde le ne fait pas.


3 – Le prix de certains produits (légumes, fruits, viandes)

Je vous avais déjà parlé des différences de prix dans l’article « 10 choses surprenantes en Corée du Sud » suivant le concept du magasin et cette fois, on va rentrer un peu plus dans les détails.
Beaucoup de produits sont importés et les frais d’importation sont facturés directement aux consommateurs qui achètent des produits chers.
Les produits laitiers, la viande et les fruits et légumes semblent souvent hors de prix pour des personnes lambda. 
Par exemple, un litre de lait frais dans un supermarché coûte en moyenne 2000 wons (soit 1€53), le simple poivron tourne autour de 1200 wons (soit 0€92) et le steak de bœuf coûte environ 17 000 wons (soit 12€99).

Parfois, les prix sont tellement impressionnants qu’on se croirait dans une dimension parallèle.
J’ai pu voir un jour dans un supermarché le lot de quatre très grosses pêches pour 18 000 wons (soit 13€60).

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Non vous ne rêvez pas ! (Photo Nath)

4 – Le non affichage de prix dans certaines boutiques

Suivant l’endroit où vous allez faire du shopping, vous n’aurez pas l’affichage systématique des prix.
La majorité du temps, c’est dans les galeries souterraines de certaines stations de métro mais il arrive que ce soit sur des objets tels que des puzzles dans des magasins d’objets divers.

Pour connaitre les prix, vous devez demander au vendeur. Voyons un des avantages : vous avez la possibilité de négocier le prix de votre produit.
Faites attention, il arrive que certains d’entre eux retirent l’étiquette et vous forcent la main pour acheter le produit.


5 – Les chaines de TV achat

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Chaîne de TV achat (Source)

Il pleut, vous n’avez pas envie de sortir et vous comptez vous faire une journée devant la TV mais il va falloir dealer avec toutes les chaînes de TV achat.
Pratiquement une chaîne sur deux est consacrée à la présentation et vente de produits. 

On trouve de tout, de la paire de caleçons rembourrés au cuiseur à riz dernier cri en passant par le panier de légumes et le baume hydratant pour les lèvres.
Cela peut vite devenir agaçant si vous zappez sur différents programmes afin de trouver une émission qui vous plait.


6 – Les jours et horaires limités des baignades

On est en septembre lorsque cet article sort et le temps est encore agréable, les températures avoisinent facilement 26 degrés la journée et ça pourrait donner envie à certains de piquer une tête dans une piscine extérieure ou à la mer. Malheureusement ça va être compliqué.
Les plages et piscines extérieures ne sont ouvertes qu’en juillet et août et entre 9h et 18h.
Certaines piscines sont complètement vidées de leur eau dès la fin des deux mois estivaux.

J’ai parlé un peu des plages à la fin de l’article sur l’été en Corée.

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Busan en 2015 (Photo Nath)

7 L’incohérence des feux de signalisation piétons-voiture

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Passage piéton

Si vous avez déjà mis les pieds en Corée du Sud, vous avez pu profiter des joies d’être piéton. Surtout celui d’attendre que le petit bonhomme passe au vert alors que le feu pour les voitures est également rouge. Cette incohérence peut vous faire perdre du temps si vous êtes pressé.

Pour éviter ce léger désagrément (car faut avouer il y a pire dans la vie) c’est, lorsque vous êtes proches d’une station de métro, de circuler en souterrain et de sortir dans la rue d’en face.
Il faut quand même se méfier, certaines stations ne le permettent pas mais elles sont plutôt rares.

En tant que piéton, il faut également être extrêmement prudent vis-à-vis des voitures et autres véhicules motorisés, Léa en a parlé dans l’article « Le permis et la conduite en Corée du Sud« .


8 – Les personnes âgées dans le métro

Le métro séoulite est plutôt pratique (sauf pour les horaires, j’en parle après) mais il y a une catégorie de personnes qu’on apprécie un peu moins rencontrer en le prenant. Ce sont les personnes âgées.

Elles ont des coins réservés pour elles dans chaque rame et si quiconque de bien portant s’y assoie, il prend le risque d’un regard désapprobateur de la part des locaux.
Bien que ces personnes du troisième âge aient ces places, on les croise forcément dans les couloirs du métro et parfois même dans les rames classiques.
Et malheureusement, certaines font preuve d’une grande impolitesse envers les autres usagés (surtout envers les étrangers). Et vas-y que je te pousse, que je te marche dessus (mes chaussures neuves ne sont pas restées intactes très longtemps…) ou que je te mette un bon petit coup de coude dans les côtes en passant.

La règle pour rentrer dans le wagon est d’attendre bien sagement devant les flèches situées sur les côtés de chaque porte et les usagers qui veulent sortir passent par le centre avant de s’engouffrer à son tour dedans. Eh bien pour de nombreuses personnes âgées, cette règle est totalement inexistante ; elles montent en même temps que les gens qui descendent.

On trouve aussi des petits vieux et vieilles très gentils aussi hein et qui parfois profitent pour s’entraîner à parler anglais.

Anecdote perso : Il y a peu, alors que Nath et moi attentions patiemment sur les petites flèches au sol que les portes du métro s’ouvrent, une touriste chinoise arrive et se place en plein milieu de l’ouverture. La première personne qui est sortie du wagon, un petit vieux, l’a fermement poussée sur le côté afin de lui signaler son comportement. C’était la première fois que j’ai apprécié le geste très délicat d’une personne âgée.

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Files d’attente dans le métro (Source)

9 – Les horaires du métro

Après m’être « plainte » des personnes âgées dans le métro, rageons un peu sur les horaires. Eh oui, vous avez envie d’aller en soirée et de rentrer sur les coups de 1h du matin, c’est impossible.
En semaine, le métro est fermé entre 1h et 5h30 du matin. Le weekend, c’est encore pire vu qu’il ferme de minuit à 5h30. 
Cela fait tôt pour une capitale.

Pour rentrer, il ne vous reste plus qu’à marcher ou à prendre le taxi. Il y en a plein qui circulent donc c’est pas trop une galère pour en trouver un. De même, les prix ne sont pas excessifs.
Cependant, il ne vaut mieux pas regarder à combien votre taxi roule car parfois, ça peut faire froid dans le dos (expérience personnelle : 130km/h sur une voie rapide en plein centre de Séoul).


10 – Le manque d’anglais dans les administrations pour les étrangers

La Corée du Sud se met de plus en plus à l’anglais, les sites touristiques ou le métro ont tous des informations en coréen et en anglais. Aller dans un restaurant, un café ou une supérette ne pose pas de problèmes non plus.
Par contre, là où le bas blesse, c’est dans certaines administrations, notamment celles réservées aux étrangers, que l’anglais est parfois inexistant. 

Par exemple, si vous restez plus de trois mois, vous devez faire votre Alien Card (une sorte de permis de résidence). Le site pour prendre rendez-vous et les documents sont fournis en anglais (ou chinois) mais une fois au bureau, les administrateurs ne parlent vraiment pas très bien anglais. Avec une base minimum de coréen, il est aisé de dialoguer avec les officiers en fonction mais ça reste assez étrange de voir un espace dédié aux étrangers aussi peu fait pour eux. 

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Bureau de l’immigration (Source)

Le pire que j’ai pu voir pour le moment est l’inscription au TOPIK (le test de niveau de coréen) que l’on peut passer dans le monde entier (même en France, il faut checker les dates) ou en Corée du Sud.

Si vous décidez de le passer dans le pays et que vous êtes débutant dans cette langue, je vous conseille de bien suivre quelques sites anglophones qui expliquent comment faire, ou mieux, de vous faire aider par un natif. En effet, le site est totalement en coréen sans pouvoir changer de langue. Très pratique quand vous voulez vous inscrire pour passer le niveau 1.
De même, l’examen est payant (35 000 wons soit 27€ environ) qu’il faut payer avec une carte coréenne.
Une fois à l’examen, le niveau de coréen employé par le staff est largement à la portée d’une personne qui passe ce test.


Voila, l’article touche à sa fin. Ce sont dix choses (parfois peut-être futiles) que je n’aime pas à Séoul mais à côté de ça, il y a tout autant voire plus de choses que j’apprécie dans cette ville.

Pour ceux et celles qui sont déjà venus, quelles sont les choses que vous avez le moins aimées en Corée ?

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires, je me ferai une joie d’y répondre.

Céline (merci à Nath pour son aide)


Sources : Cigarette

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