La gastronomie coréenne

Bonjour/bonsoir à toutes et à tous !

      Aujourd’hui, je voulais rester dans le même thème que la dernière fois, donc puisqu’on a déjà parlé d’alcool, je vous propose de découvrir certains plats coréens ! Je commence tout juste à découvrir l’étendue de la gastronomie coréenne, grâce notamment au Running Man organisé il y a peu de temps et à ma très chère correspondante, et ce que j’ai pu goûter m’a vraiment plu ! Le problème étant que la nourriture coréenne est bien plus difficile d’accès en France que la nourriture chinoise ou japonaise… J’espère donc vous donner l’eau à la bouche en vous parlant des plats les plus connus ! Je vais aussi vous expliquer certaines manières de l’étiquette à table, pour vous éviter les impairs, et je vais même vous donner une ou deux recettes à tester ! (Merci qui ?) Bon appétit !

      Commençons par les plats : le kimchi est le plat le plus connu, je pense, de la culture gastronomique coréenne, et l’un des préférés des coréens, qui en mangent environ 20kg par an. Il s’agit de chou napa, de radis coréens ou plus rarement de concombres fermentés dans un mélange de gingembre, ail, échalotes et piment. On en trouve une infinité de variations, et il est servi en tant que banchan (plat d’accompagnement) ou cuisiné dans les soupes ou les plats avec du riz. Le kimchi est très bon pour la santé : il contient des vitamines (A, B1, B2), du calcium et du fer ; mais aussi la bactérie lactobacilli, comme dans les yaourts ! Elle apparaît pendant la fermentation et permet de faciliter la digestion.

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      Les soupes sont divisées en plusieurs catégories : les « guk », comme le miyeok guk (la soupe d’anniversaire), sont faites à base de fruits de mer. Les « tang », quant à elles, sont plus consistantes. Elles sont servies dans des occasions plus formelles en tant que plat principal. Enfin, les « jjigae » sont des ragoûts souvent partagés en tant que banchan. On le sert souvent dans le plat où il est cuisiné, appelé ttukbaegi.. La version la plus connue du jjigae est le doenjang jjigae, fait à partir de pâte de soja avec du tofu, des légumes… On peut aussi retrouver du kimchi jjigae ou du sudubu jjigae (au tofu).

Joyeux anniversaire !
Joyeux anniversaire !

      Les nouilles ont été démocratisées en Corée après 1945. Il en existe plusieurs sortes, chacune avec son nom : par exemple, les nouilles de sarrasin froides sont appelées naengmyeon, ou les baekmyeon (littéralement « nouilles froides ») sont constituées de nouilles de sarrasin et de bouillon de faisan. Ces dernières sont considérées comme le plus noble des plats de nouilles car servies à la cour du roi.  L’un des plats les plus courants à emporter en Corée est le jajangmyeon. Il s’agit d’un plat originaire de Chine, mais coréanisé. On le fait à partir de légumes (courgettes et pommes de terre le plus souvent), du porc ou des fruits de mer, avec une sauce aux haricots noirs, le tout frit. Et bien sûr, les ramyeons font partie de cette catégorie, en tant que nouilles instantanées.

Des naengmyeon, nom nom nom !
Des naengmyeon, nom nom nom !

(J’ai essayé de chercher des photos de baekmyeon mais Google a décidé que j’avais besoin de voir Baekhyun à la place. Donc j’ai abandonné, EXO n’étant pas exactement de la nourriture coréenne. Vous voilà avec des naengmyeon à la place ! Vous gagnez au change, toutes les K-idols réunies ne valent pas de la nourriture u_u)

      Les « gui » ou « gi » sont des plats grillés, souvent avec de la viande ou du poisson en plat principal. On les sert sur un grill en milieu de table, et chacun se fait sa viande, comme un barbecue en restaurant ! On coupe ensuite la viande en petits morceaux et on l’enroule dans de la salade, de l’ail, et d’autres assaisonnements.

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      Il existe aussi des plats cuisinés à la vapeur, appelés « jjim » ou « seon ». Les jjim sont faits de viande ou de fruits de mer, alors que les seon sont à base de légumes farcis.

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Des ravioles cuites à la vapeur

      Les « hweh » sont des plats crus. A l’origine le terme hweh désigne tous les plats crus, mais il est généralement utilisé pour parler de poisson cru. Les coréens ont une façon d’apprécier le poisson cru différente des japonais, et les hweh sont éloignés des sushi !

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      Les coréens font aussi des sortes de pancakes, appelés « « jeon ou « buchimgae ». Ils sont cuisinés à partir de kimchi ou de fruits de mer, mélangés à une pâte puis frits dans une poêle. On trempe ces pancakes dans un mélange de sauce soja, vinaigre et poudre de piment rouge (chaud!).

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      Les coréens suivent une certaine étiquette pendant leurs repas. Celle-ci remonte très loin dans la dynastie Joseon (qui commence en 1392 !). Parmi ces règles, on retrouve « ne parle pas de choses qui sentent mauvais ou qui sont sales pendant le repas, comme les entrailles ou la diarrhée » ou encore « ne jette pas tes baguettes sur la table. Ta cuillère ne doit pas toucher ton assiette, tu dois manger sans bruit ». Aujourd’hui, cette étiquette est devenue plus laxiste, car la famille utilise ce temps de repas pour converser. Malgré tout, l’étiquette est encore présente au niveau du respect des plus anciens : les plus jeunes membres de la tablée ne doivent pas commencer ou finir de manger avant les plus anciens ou les invités.

Quand on mange du riz ou boit de la soupe, contrairement au Japon ou à la Chine, le bol reste sur la table !
Quand on mange du riz ou boit de la soupe, contrairement au Japon ou à la Chine, le bol reste sur la table !

      Dans les restaurants, les coutumes ne sont pas pareilles aux nôtres. Ici, chacun a son plat et on ne partage pas ; mais en Corée, il y a souvent comme un mini-buffet à chaque table. Les gens commandent beaucoup de nourriture et partagent leurs plats. Il y a souvent un plat principal à chaque table et des banchan autour.

      Les aliments ont aussi un côté médicinal en Corée. La nourriture qui soigne, appelée «boyangsik », est préparée uniquement dans un but médicinal, et souvent mangée pendant le mois le plus chaud selon le calendrier lunaire (sambok). Le ginseng, le poulet, l’ormeau, l’anguille, la carpe, les rognons de porc et parfois le chien sont mangés pour restaurer le ki et l’énergie physique et sexuelle que l’on perd dans la chaleur. La viande de chien est consommée en Corée au moins depuis le néolithique ; et on la retrouve dans beaucoup de traces écrites comme un poème de 1816 décrivant une femme mariée retournant chez ses parents avec, entre autres, du chien. Néanmoins, la popularité de cette viande est en déclin, car les jeunes générations voient le chien plus comme un animal de compagnie que comme un plat. Les anciennes générations en mangent comme boyangsik, mais ce n’est plus un élément central de la cuisine coréenne.

Le samgyetang est une soupe de poulet au ginseng
Le samgyetang est une soupe de poulet au ginseng

      Voilà, je vous ai donné quelques clefs pour vous y retrouver dans le monde vaste et succulent de la cuisine coréenne !

      A noter que le drama Let’s Eat (Saison 1 et 2) est en parti centré sur la nourriture et vous fera saliver.

      Il ne me reste plus qu’à vous transmettre deux recettes, mes deux préférées : le bulgogi et le bibimbap ! (A propos de bibimbap, on va faire un lien avec l’actualité B.A.P : bap, ça veut dire riz, donc si quelqu’un remixe les chansons de B.A.P, ça deviendra du bibimbap, du riz « mixé » ~ //Je sais, je sais, la sortie est par là → ).

      D’abord, le bulgogi. Si vous êtes attentifs, vous vous rappelez que tout ce qui est en « gi » est grillé. Il s’agit de bœuf mariné grillé, et je peux vous assurer que cette marinade est plus que délicieuse !

Voici une des recettes de bulgogi (pour 3 personnes) :

– 400 g de viande de bœuf (Type bœuf à fondue bourguignonne)

– 2 oignons

– 1 grosse carotte

– 1 courgette

– des champignons

Pour la marinade :

– 5 cuillères à soupe de sauce de soja
– 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
– 1/2 cuillère à soupe de sucre
– 1 cuillère à soupe d’ail haché
– 2 cuillères à soupe de soju (l’alcool du riz coréen)
– 1 cuillère à soupe de jus de poire
– Sésame

Ou alors, plus simple, vous prenez un pot de marinade à bulgogi toute faite.

Ensuite, il vous faut couper le bœuf, les légumes, les oignons en fines lanières.Les faire mariner dans la sauce pendant au moins 30 minutes et jusqu’à 2 heures puis vous faites griller le tout dans une poêle. La sauce va légèrement caraméliser. J’ai déjà testé cette recette, et je me suis régalée !

Ça a l'air bon, n'est-ce pas ?
Ça a l’air bon, n’est-ce pas ?

Le bibimbap est un plat à base de riz. La recette est la suivante :

Pour 6 personnes :

  • 4 pavés de rumsteck de 200g
  • Sauce Soja : 12 cl
  • Sucre en poudre : 10 g
  • Sel fin : 3 pincée(s)
  • 4 gousses d’ail
  • Gingembre frais : 30 g
  • Huile de sésame : 12 cl
  • Riz basmati : 300 g
  • Eau : 45 cl
  • Sel fin : 6 pincée(s)
  • 4 carottes
  • Pousse(s) de soja : 200 g
  • Pousse(s) d’épinard : 200 g
  • Haricot(s) vert(s) : 150 g
  • 2 oignons
  • Huile d’olive : 5 cl
  • Huile de sésame : 10 cl
  • Graines de sésame blanches : 10 g
  • 6 oeufs
  • Huile de sésame : 10 cl
  • Sauce piment chili : 4 cl

Pour le boeuf et le riz

Rincer le riz à l’eau claire, puis le mettre à cuire avec l’eau et le sel. Couvrir et laisser frémir jusqu’à complète évaporation de l’eau.
Laisser ensuite le riz étuver pendant 10 min, feu éteint et sans ôter le couvercle.
Émincer le boeuf en fines lamelles, puis le recouper en bâtonnets.
Éplucher et hacher le gingembre et l’ail.
Dans un bol, mélanger le sucre avec la sauce soja, le sel, le gingembre et l’ail haché, puis ajouter l’huile de sésame. Déposer ensuite la viande dans ce mélange et la laisser mariner au frais pendant 30 min.

Pour le reste de la recette

Faire bouillir un grand volume d’eau salée, puis cuire les légumes dedans séparément en commençant par les épinards (1 min et les égoutter), puis les pousses de soja (3 min et les égoutter), et enfin les haricots (8 min et les égoutter). Assaisonner séparément ces légumes avec une cuillère à soupe d’huile de sésame, le sel et les graines de sésame, puis les réserver.

Éplucher les carottes et les couper en julienne (fins bâtonnets). Éplucher et émincer l’oignon.
Dans une poêle chaude, mettre 1 cuillère à soupe d’huile d’olive et faire revenir les carottes rapidement, les saler et les retirer.
Dans la même poêle, ajouter 1 cuillère à soupe d’huile d’olive et faire cuire la viande avec sa marinade. Lorsque la viande commence à dorer, ajouter l’oignon et poursuivre la cuisson 2 min tout en remuant.

Dans un bol, mélanger l’huile de sésame et la sauce pimentée.
Répartir le riz dans des bols et déposer les légumes dessus, puis la viande, et enfin l’oeuf au centre. Saupoudrer le tout de graines de sésame et ajouter 1 cuillère à soupe de sauce.

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      Voilà, en espérant que vous vous régalerez ! Passez une bonne fin de vacances, bon courage à ceux qui travaillent, et on se parle bientôt ! N’hésitez pas à me recommander vos recettes coréennes préférées, je vais bientôt emménager seule et j’ai hâte d’expérimenter dans ma cuisine ~ Merci d’avance !

Alysse

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